-23,9°C à Paris le 10 décembre 1879
-23,9°C à Paris le 10 décembre 1879 lundi 10 décembre 2018

Il y a 139 ans, le 10 décembre 1879, le thermomètre affichait -23,9° à Paris-Montsouris....

d'actualités

Chronique 1958

Ecarts à la normale 1958

Repères historiques

Elvis Presley, le roi du rock, effectue son service militaire
17 avril : ouverture de l’ « expo 58 » de Bruxelles
4 juin : en visite à Alger, De Gaulle lance : « je vous ai compris »
28 juin : Pelé offre la coupe du monde de football au Brésil
28 septembre : constitution de la V eme république 28 octobre : le pape Jean XXIII succède à Pie XII
21 décembre : De Gaulle est élu président de la République


Evènements météo marquants de l’année

Nuit du 6 au 7 janvier : des vents de la force d’un ouragan balayent le nord-ouest de l’Europe - en France, les régions situées au nord de la Seine sont les plus affectées par cette tempête hors du commun - on enregistre des rafales à près de 180 km/h à St Quentin (Aisne), 155 km/h à Phalsbourg (nord de la Loraine), 138 km/h à Cormeilles (nord de Paris) et 130 km/h à Belfort.


Dégâts à Paris après le passage de la tempête


Fin janvier : Temps froid avec quelques chutes de neige.


7 février (Pour plus de détails sur cet événement, CLIQUEZ ICI): une tempête de neige issue d’un très fort conflit de masses d’air paralyse une zone située entre Paris et Strasbourg - alors que la température atteint près de 10° dans la Beauce, il tombe 9cm de neige à Paris, 10cm à Beauvais, 45cm à Strasbourg et 60cm à Phalsbourg (nord de la Lorraine) - ces fortes précipitations provoquent des inondations, notamment dans le bassin de la Seine.




Dans la tempête de neige, à la sortie de Seintheim (Haut-Rhin) - photo Raymond Mattauer

Du 11 au 16 février : le douceur reprend le dessus - elle devient même exceptionnelle le 15 février avec pas moins de 20° à Paris, 21° à Rouen et Tours, 22° à Cognac, 23° à Clermont-Ferrand, 24° dans le Périgord et 25° à Biarritz où l’on se baigne !


Chaleur exceptionnelle à Paris et record battu !

25 et 26 février : le froid se venge et l’on perd 10 à 12° en quelques heures - une très violente tempête de neige ensevelit les régions du nord-ouest où il tombe en moyenne 10 à 15 cm - les vents qui soufflent en rafales à près de 120 km/h forment d’énormes congères qui bloquent les axes routiers - le Nord Pas de Calais est isolé du reste du monde et la couche de neige dépasse parfois 1m d’épaisseur - des centaines de véhicules sont abandonnés en pleine campagne.


Analyse du 25 février 1958 au soir
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Ce temps perturbé engendre de graves inondations dans la région de Coulommiers qui est coupée du monde.


Terribles inondations à Coulommiers

Du 7 au 12 mars : une vague de froid digne d’un mois de janvier rappelant que l’hiver n’est pas terminé s’abat sur toute la France - il gèle absolument partout et de fortes chutes de neige se produisent jusque sur la Côte d’Azur.



La neige dans les rues de Pau


Cannes enneigé


Neige à Paris, le 10 mars >>




Les joies de la neige sur la Butte Montmartre (Paris)

Pâques 1958 se déroule parfois sous la neige - le 5 avril, on mesure jusqu’à 6cm en région parisienne - dans le même temps la tramontane se lève brutalement à Perpignan où les rafales atteignent 180 km/h - le 13 avril, de fortes gelées se produisent dans le sud-ouest et l’on atteint -6° à Pau.


Soirée du 9 mai : une ligne de violents orages provoque d’importants dégâts dans le nord pas de calais - une tornade se forme du côté de Lille.


Après le passage de la tornade à Lille

16 mai : une tempête d’hiver balaye notamment le nord-ouest du pays, où les vents dépassent largement les 100 km/h (150 km/h à la Tour Eiffel) - de nombreux arbres en pleine feuillaison sont déracinés.


L’été 1958
n’est pas très glorieux car frais et pluvieux.


26 juin : une nouvelle tempête encore plus violente que celle du 16 mai, ravage notamment la région Midi-Pyrénées et l’Auvergne - des rafales de vent à 185 km/h sont mesurées au Puy de Dôme et l’on atteint 140 km/h à Toulouse - des forêts sont entièrement rasées.


Nuit du 15 au 16 juillet : les orages provoquent de nombreux dégâts des Pyrénées au Nord Pas de Calais - il tombe souvent l’équivalent d’un mois de précipitations en quelques heures, notamment à Brive, Bourges, Orléans et Villacoublay (Yvelines) - dans l’après-midi du 16 juillet, les orages sévissent à Marseille où le vieux port est inondé.


Le Vieux-Port à Marseille est sous les eaux

11 août : une tempête de grêle anéantit certains vignobles alsaciens - les vents dépassent 120 km/h et les grêlons atteignent parfois la taille d’une balle de tennis - l’un d’eux, recueilli à Strasbourg, pèse 972g - il s’agit du plus gros grêlon répertorié en France.


30 septembre : des pluies diluviennes engendrent des torrents destructeurs au sud du Massif Central - cet épisode cévenol est exceptionnel - la commune d’Anduze est ravagée et une trentaine de personnes sont emportées et noyées dans ce fleuve de boue - un nouveau déluge se déclenche sur le Gard dans la journée du 4 octobre et il tombe 230 mm d’eau en 4h à Quissac.



Les rues d’Anduze (Gard) dans la boue



Cumuls de pluies des 29 et 30 septembre 1958 sur les Cévennes
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Le mois de décembre
est extrêmement agité mais aussi très doux et sans neige - le 11 décembre, une ligne de violents orages provoque de dangereuses rafales de vent notamment au centre de Paris où les rafales atteignent 145 km/h - le 16 décembre, les vents se déchaînent de nouveau sur toute la façade atlantique puis sur absolument l’ensemble de la France - les stations météo signalent des rafales à 165 km/h près du Creusot (sud de la Bourgogne), 140 km/h à Bourges et Château-Chinon (Morvan), 135 km/h à Poitiers et au Puy (Haute Loire) - le 19 décembre, Nice reçoit 126 mm de pluie en une seule journée.


Ecarts à la normale 1958