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Bilan météo et climatique de 2025 : la 4e année la plus chaude jamais mesurée en France !

Toute l'équipe de Météo-Villes vous souhaite une très bonne année 2026 ! Et pour débuter cette nouvelle année, il est l'heure de faire les comptes de l'année écoulée. Place donc au bilan météorologique et climatique complet de cette ANNÉE 2025 en termes de température, pluviométrie et ensoleillement sur un panel de 73 stations, (par rapport à la moyenne climatique de référence 1991-2020)*.

 

 

Des températures très élevées

 

Une nouvelle fois bien au-delà des moyennes ! Avec un indicateur thermique national de 14.03°C pour 2025, nous venons de vivre en France la 4e année la plus chaude depuis le début des mesures météorologiques, à quasi-égalité avec la 3e place détenue par l'année 2020 (14.07°C). Nous nous situons exactement à +1.06°C au-dessus de la moyenne de référence de la période 1991-2020 (qui s'établit à 12.97°C).


Les 6 années les plus chaudes en France ont été observées au cours des 8 dernières années (2018, 2020, 2022, 2023, 2024 et 2025). Le record reste détenu par l'année 2022 (14.51°C, anomalie de +1.54°C).


Anomalies annuelles de températures en France entre 1946 et 2025 - écarts à la moyenne de la période 1991-2020 - Infoclimat

 

Au total, 11 des 12 mois ont été au-dessus des normales, avec en point d'orgue un incroyable mois de juin 2025 (+3.3°C, 2e mois de juin le + chaud en un siècle derrière 2003). Seul le mois de septembre a permis d'interrompre la série chaude, avec des conditions plus conformes aux moyennes (quasiment aucune anomaliee thermique au niveau national). Au total, ce ne sont pas moins de 237 jours qui ont été plus chaud (65%) contre 129 jours en-dessous des normes (35%).


Anomalies mensuelles de température en France sur l'année 2025- écarts à la moyenne de la période 1991-2020

 

Une nouvelle fois, cette année a été marquée par plusieurs séquences remarquablement douces voire même extrêmement chaudes. Ce fut notamment le cas avec le premier pic de chaleur du mois de mai, la canicule du mois d'août, la première partie de novembre ou encore les deux premières décades de décembre.

Le fait le plus marquant demeure toutefois la période caniculaire quasi-ininterrompue durant tout le mois de juin ainsi que début juillet (avec en point d'orgue la journée du 2 juillet, la + chaude de l'année en France et marquée par une anomalie de +7.5°C par rapport à la moyenne). 

 

Les périodes fraîches ont été nettement plus rares, puisqu'elles ne représentent que 37% des journées de cette année 2025. On note toutefois la séquence hivernale de la mi-janvier (journée la plus froide de l'année le 14 janvier avec une anomalie négative de -5.5°C), l'arrivée hâtive de l'automne en 2e partie de septembre, ainsi que l'arrivée soudaine de l'hiver à la fin novembre. 


Indicateur thermique national (température moyenne) sur l'année 2024 et écarts à la moyenne 1991-2020 - Infoclimat

 

On note un excédent thermique sur la totalité des villes de notre panel, et ceci pour la 4e année consécutive. L'excédent se montre encore plus marqué dans la moitié Sud de la France, dépassant la barre du +1°C. Nous grimpons jusqu'à +1.5°C à Bourg-Saint-Maurice et Carcassonne, +1.6°C à Brive-la-Gaillarde, et un maximum sur ce panel de +1.7°C à Ajaccio.

 

Au Nord de la Loire, cette anomalie est un peu moins franche, bien que comprise entre +0.7 et +1.0°C en moyenne (+1.0°C à Paris-Montsouris). Sur ce panel, lees excédents les plus bas sont pour les villes de Metz (+0.7°C) mais également de Saint-Etienne (+0.7°C).

 

 

Une pluviométrie légèrement déficitaire

 

Après une année 2024 assez arrosée, 2025 a marqué un répit avec un retour à des précipitations plus conformes aux moyennes, voire en très léger déficit (bilan national de -6% pour notre panel). 

 

Pourtant, cette année 2025 avait débuté comme s'était terminé 2024, sous des pluies abondantes et des inondations parfois remarquables en janvier (+56%) notamment en Bretagne (avec la succession des dépressions Eowyn, Herminia puis Ivo). Mais cette tendance s'est inversée à partir du mois de février avec des conditions plus sèches. 

 

Le spectre de la sécheresse avait un temps refait surface au cœur du printemps et au début de l'été, particulièrement secs sur notre pays (le déficit atteignant -34% en mai puis -33% en juin). Toutefois, l'été qui a suivi ainsi que le début de l'automne ont été finalement bien orageux, permettant de contrer ce phénomène de sécheresse qui prédominait durant ces dernières années. 


Le dernier trimestre de cette année 2025 a finalement été plus sec que la normale sur la plupart des régions (entre -10 et -15% entre octobre et décembre). Quelques épisodes cévenols et méditerranéen ont toutefois touché le Sud-Est du pays, et plus particulièrement à quelques jours de Noël où des inondations ont touché à la fois le département de l'Hérault... mais aussi le Roussillon qui a subi des pluies abondantes plus observées dans la région depuis plusieurs années ! 


Anomalies mensuelles de pluviométrie en France sur l'année 2025 - écarts à la moyenne de la période 1991-2020

 

Ces épisodes pluvieux successifs ont permis à une partie des régions Méditerranéennes de finir l'année en excédent pluviométrique (+19% à Montpellier, +31% à Marseille-Marignane, +37% à Hyères). Une situation similaire sur le Roussillon, avec un bilan ENFIN excédentaire de +15% à Perpignan

 

A l'inverse, plusieurs régions ont toutefois terminé parfois assez loin de leur moyenne pluviométrique annuelle. C'est le cas par exemple des régions au sud de la Garonne et sur les Pyrénées (-17% à Toulouse, -30% à Tarbes), sur la Côte d'Azur et la Corse (-20% à Ajaccio, -23% à Nice), et surtout de la région Centre-Val-de-Loire aux frontières du Nord-Est (-18% à Bourges, 23% à Calais, -27% à Saint-Quentin). En Ile-de-France et dans la capitale, le bilan est lui aussi légèrement déficitaire (-8% à Paris-Montsouris).

 

Traduit en termes de cumuls, nous retrouvons ces mêmes régions allant du Val de Loire au Hauts-de-France en passant par le bassin Parisien, qui n'ont finalement récolté qu'assez peu de pluie (en moyenne entre 500 et 650mm). On ne relève par exemple que 582mm à Paris-Montsouris, et même moins de 500mm à Saint-Quentin (497mm), une valeur assez remarquable et encore plus basse que certaines villes du Sud de la France, elles mêmes en déficit (519mm à Toulouse, 506mm à Ajaccio). 

 

Comme quasiment chaque année, nous retrouvons les régions les plus arrosées dans les mêmes secteurs avec plusieurs villes dépassant les 1000mm : en Franche-Comté (1110mm à Besançon), sur la façade occidentale du Massif-Central (1055mm à Aurillac), ainsi que sur les Cévennes, en Bretagne et dans le Pays-Basque

Sur notre panel, il est fréquent de voir Brest et Biarritz aux avants-postes. L'année 2025 n'y échappe pas, mais Brest remporte la palme de la ville la plus arrosée de notre panel avec un cumul total en 2025 de 1254mm, Biarritz suivant de près avec ses 1235mm. 

 

 

Un peu plus de soleil que d'habitude

 

Terminons ce bilan côté ensoleillement. Après une année 2024 assez morose et bien nébuleuse, l'année 2025 a vu sa tendance s'inverser, avec un excédent ayant atteint +9% sur notre panel national de stations. 

 

Au total 8 mois sur 12 ont été plus lumineux qu'à l'accoutumée, avec un printemps et début d'été particulièrement ensoleillés (jusqu'à +26% en juin), tout comme l'automne et ce début d'hiver (entre +10 et +12% entre octobre et décembre). 

 

Seul le mois de septembre se démarque nettement durant cette année 2025, avec a contrario des conditions bien plus nuageuses (déficit d'ensoleillement de -13%). Janvier, Février ainsi que juillet ont été dans l'ensemble proche des moyennes (malgré des différences selon les régions). 


Anomalies mensuelles d'ensoleillement en France sur l'année 2025 - écarts à la moyenne de la période 1991-2020

 

Le bilan de cet ensoleillement montre tout de même un certain dégradé Nord/Sud. Sur les régions les plus méridionales, nous étions en réalité assez proche des valeurs moyennes d'ensoleillement, avec un excédent bien plus anecdotique. Dans le Sud-Est (Languedoc, Roussillon, Provence, sud des Alpes), il manque même quelques heures de soleil pour atteindre ces moyennes annuelles (-2% à Nîmes et St-Auban, -6% à Embrun).

 

Plus l'on se dirige vers le Nord, plus cet ensoleillement a été anormalement élevé durant cette année 2025. L'écart aux moyennes atteint +10 à +20% sur toutes les régions au Nord de la Loire, avec des excédent maximums de +18% à Paris, +21% à Nancy, ou encore +22% pour les villes de Rouen et Charleville-Mézières.

 

Le contraste est alors saisissant sur la moitié Nord par rapport à l'année précédente. En 2024, alors que l'on peinait à franchir les 1500 heures de soleil cumulés, nous nous situons en moyenne en 2025 entre 1800 et 2100 heures de soleil sur ces régions (2029h à Paris), voire même 2200 heures en Vendée (2206h à La Roche-sur-Yon). Les valeurs d'ensoleillement minimales se situent toutefois près des côtes de la Manche avec 1842h à Cherbourg et 1724h à Brest

 

Si l'on atteint entre 2100 et 2300h de l'embouchure de la Loire jusqu'au Midi-Toulousain, c'est bien évidemment dans le Sud-Est et notamment entre Provence et Corse où le soleil a été une nouvelle fois le plus présent cette année, franchissant allègrement les 2500h. Nous grimpons jusqu'à 2814h à Nice, 2857h à Marseille-Marignane... et même 2967 heures de soleil à Ajaccio qui prend la palme de la ville la plus ensoleillée de 2025 sur notre panel national ! 

 

 

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Les bilans mensuels :
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Octobre (>>)
Novembre (>>)
Décembre (à venir)

 

Les bilans saisonniers :
Hiver (décembre 2024 / janvier 2025 / février 2025) (>>)
Printemps (mars / avril / mai) (>>)
Été (juin / juillet / août) (>>)
Automne (septembre / octobre / novembre) (>>)

 

PANEL DE 73 STATIONS

Température – pluviométrie – ensoleillement :
Agen, Ajaccio, Albi, Alençon, Angers, Aurillac, Bastia, Beauvais, Bergerac, Besançon, Biarritz, Bordeaux, Bourges, Bourg-Saint-Maurice, Brest, Brive, Caen, Calais, Carcassonne, Charleville-Mézières, Chartres, Château-Arnoux-Saint-Auban, Châteauroux, Cherbourg, Clermont-Ferrand, Cognac, Colmar, Dijon, Embrun, La-Roche-sur-Yon, Langres, Le Mans, Le-Puy-en-Velay, Le Touquet, Limoges, Lorient, Luxeuil, Lyon-Bron, Mâcon, Marseille-Marignane, Melun, Millau, Mont-de-Marsan, Montélimar, Montpellier, Nancy-Essey, Nantes, Nevers, Nice, Nîmes-Courbessac, Niort, Orléans, Paris-Montsouris, Perpignan, Poitiers, Rennes, Rouen, Saint-Brieuc, Saint-Dizier, Saint-Etienne, Saint-Geoirs (Grenoble), Saint-Girons, Saint-Quentin, Strasbourg, Tarbes, Toulouse-Blagnac, Tours, Troyes.

 

Température – pluviométrie (pas de mesure ou absence d'une série de données complète d’ensoleillement) :
Abbeville, Hyères, Lille, Metz, Romorantin.

 

Auteur : Guillaume Séchet

Photo de Guillaume SECHETHistoire du site Météo Bordeaux